La Cuirasse de Protection selon Vincent Bertrand, Formateur et praticien MLC©

La Cuirasse de Protection se bâtit sur le besoin de protection face à la blessure fondamentale : blessure profonde face à l’amour, face à la vie.
Cela conduit à la séparation profonde d’avec notre vraie nature.


Pour ne pas sentir la douleur de cette blessure d’amour, nous entrons dans la sur-adaptation qui conduit à la création d’un « autre soi-même » (bon garçon, bonne fille).
C’est commue une protection à « double feuillet » : je me protège de ma blessure, mais en même temps je me coupe de mon élan vital, de ma créativité, du meilleur de moi.
C’est le filtre de la relation à soi-même et aux autres.
C’est pour cela que cette Cuirasse de Protection peut mener à la séparation avec soi, avec les autres.
Elle recouvre la Cuirasse du Mal Aimé (« qu’est-ce j’ai fait de mal ? ») et est soutenue par la Cuirasse Parentale (« que puis-je faire pour que mes parents m’aiment ? »).
Au fur et à mesure de la vie et des blessures elle se renforce (« la vie est difficile, il faut que je sois fort », « je n’ai pas besoin d’amour pour vivre ») pour conduire à la sur-adaptation (« tout va bien, je n’ai pas de problèmes », « je gère mes émotions »).
La Cuirasse de Protection est en partie décidée par la volonté : volonté de se bâtir un corps, de se construire une carapace pour se protéger de la souffrance. Elle renferme la peur : peur de souffrir, d’être vulnérable face à la vie, à l’amour, aux autres, à soi-même.
Le corps de la Cuirasse de Protection est un corps bâti. il est raide (même s’il peut parfois donner l’image d’une souplesse, mais une souplesse construite de l’extérieur), tonique. Mais c’et une tonicité qui cache un manque intérieur.
Il est dans le contrôle de sa respiration.
Dans le corps, la Cuirasse de Protection se lit au niveau de la fermeture des diaphragmes : « blocages respiratoires », mâchoires serrées, gorge serrée, céphalées de tension, tensions dans la région du périnée…